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 Sujet du message:Re: [Débat] Fusion des départements et région en Alsace
MessagePublié:dimanche 23 novembre 2014 19:25 
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L'Assemblée a voté un amendement pour que Strasbourg soit capitale de sa future région. Cette décision passe mal du côté de Metz et Châlons-en-Champagne. Cet amendement est vu comme une compensation politique pour faire accepter la fusion aux Alsaciens. L'autre aspect qui dérange, c'est que cet amendement ne concerne que Strasbourg alors que normalement, les capitales régionales devaient être choisies sur proposition des nouveaux conseils régionaux après les prochaines élections.
C'est là que sera tout le malheur de cette future région: la capitale. Le problème est connu depuis longtemps (chiffres de 2011 pour la population):
- Strasbourg est de loin la plus grosse agglo et la plus puissante mais elle est très excentrée. 451 522 habitants (en légère hausse et encore, sans Kehl)
- Metz est une grosse agglo avec 288 025 habitants, un chiffre en baisse ces dernières années cependant. C'est la capitale (contestée) de la Lorraine mais elle est en position centrale.
- Nancy se situe immédiatement derrière sa rivale, Metz avec 285 368 habitants. Nancy est aussi en position centrale. Nancy domine sa rivale notamment pour son pôle universitaire.
- Mulhouse n'est pas si loin derrière avec 243 894 habitants (en légère hausse). Il serait légitime qu'on lui donne enfin le pouvoir qu'elle mérite après tout.
- Reims, 1ère ville de Champagne-Ardenne n'arrive qu'en 5ème position avec 209 086 habitants (en légère baisse). Elle est aussi excentrée que Strasbourg mais à l'autre bout de la région et n'a ni le statut de chef-lieu de la région, ni même le statut de chef-lieu du département pour des raisons historiques. Il serait peut être temps de lui donner ce qu'elle mérite, nous ne sommes plus en 1790.
- Châlons-en-Champagne avec 58 044 habitants en 2009 (en baisse aussi) est larguée. Elle est même dépassée par Troyes, Thionville, Colmar, Forbach, Epinal, Charleville-Mézières et même Haguenau ! Peut être serait-il logique de remettre cette ville à sa place... :mrgreen:

Les 5 premières agglos de la région méritent bien d'avoir des sièges voire des capitales, mais avec 5 agglos avec des tailles très comparables parfois, il y a du monde et Châlons ne veut pas être lésée. Il y aura donc de légitimes déçus et des guerres intenses.
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Strasbourg sera donc capitale d'une région dont elle ne voulait pas. Les députés alsaciens de droite ont une grande part de responsabilité dans cette affaire. Dès janvier, Thierry Mandon avait dit que si les régions n'arrivaient pas à trouver un accord, le gouvernement imposerait sa carte. Valls l'a redit dans les mois suivants. Malgré cela, la droite alsacienne a voulu défendre son conseil unique à tout prix. Voyant que la droite alsacienne refusait une fusion Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne mais aussi une fusion Alsace-Lorraine, les parlementaires ont choisi de décider seuls et de suivre l'avis du gouvernement, c'est-à-dire une grande région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne. C'est ce que craignaient Jacques Bigot, Arlette Grosskost et Philippe Bies. Et c'est ce qui s'est passé : l'Alsace se retrouve dans une grande région dont elle ne voulait pas.

La droite alsacienne a préféré défendre ses propres intérêts plutôt que les intérêts de la région. Si la droite avait défendu une région Alsace-Lorraine, on n'aurait peut-être pas eu l'ALCA. Et même si elle avait défendue l'option Alsace seule mais avec 2 départements, ça aurait été plus crédible que de vouloir ressortir le conseil unique. La droite alsacienne s'est indignée de ne pas être écoutée par le gouvernement. Les élus UMP alsaciens n'ont pas arrêté de dire que "96%" des élus départements et régionaux alsaciens se sont exprimés pour un conseil unique. Mais ils ne tiennent pas compte des résultats du référendum de l'année dernière. Pour rappel, dans le Haut-Rhin, il y a eu 55% de NON au conseil unique. Ces élus s'indignent parce qu'ils ne sont pas écoutés, mais eux-mêmes ne respectent pas l'avis des citoyens. À droite comme à gauche, l'hypocrisie règne.
Pour moi la gauche et la droite sont autant responsables de la situation. Les deux sont responsables du manque d'intérêt, de la complexité et des bisbilles concernant le référendum sur le conseil unique. Ensuite au niveau national on a eu des députés socialistes suivant aveuglément le gouvernement, des Champardenais dont personne ne voulait qui se sont rattachés à la Lorraine et à l'Alsace, des élus lorrains mégalos qui ont voulu ratisser large et qui ont tout autant que les élus alsaciens alimenté les petites guéguerres alsaco-lorraines, des élus alsaciens de gauche qui ont voulu la fusion avec la Lorraine le plus souvent alors que la population n'en voulait pas et qui n'ont manifestement pas été entendus à Paris, et des élus alsaciens de droite se défendant de manière trop caricaturale pour être vraiment crédibles. Enfin le gouvernement avait certainement envie de tuer la seule région de droite.
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Vraiment ? Tu reproches aux parlementaires de ne pas écouter l'avis du peuple (qui s'est abstenu en majorité, donc pour dire que le Conseil Unique a été rejeté, c'est une peu léger) ; mais sur ce soi-disant rejet de la fusion, quel est l'avis de la population ?
Si les élus alsaciens s'étaient vraiment mieux débrouillé pour faire un projet simple quitte à cliver les vieilles huitres accrochées au département. Si le projet avait été plus mobilisateur et mieux présenté, ça aurait marché, j'en suis persuadé.

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 Sujet du message:Re: [Débat] Fusion des départements et région en Alsace
MessagePublié:dimanche 23 novembre 2014 20:11 
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Enfin le gouvernement avait certainement envie de tuer la seule région de droite.
Oui... Et on n'était pas sûr que la Lorraine, pas beaucoup plus peuplée, y suffise alors on y a colle la Champagne-Ardenne (L'Alsace représenterait donc environ 35% de cette région en population, contre 45% de l'ensemble Alsace-Lorraine).
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C'est là que sera tout le malheur de cette future région: la capitale. Le problème est connu depuis longtemps (chiffres de 2011 pour la population):
- Strasbourg est de loin la plus grosse agglo et la plus puissante mais elle est très excentrée. 451 522 habitants (en légère hausse et encore, sans Kehl)
- Metz est une grosse agglo avec 288 025 habitants, un chiffre en baisse ces dernières années cependant. C'est la capitale (contestée) de la Lorraine mais elle est en position centrale.
- Nancy se situe immédiatement derrière sa rivale, Metz avec 285 368 habitants. Nancy est aussi en position centrale. Nancy domine sa rivale notamment pour son pôle universitaire.
- Mulhouse n'est pas si loin derrière avec 243 894 habitants (en légère hausse). Il serait légitime qu'on lui donne enfin le pouvoir qu'elle mérite après tout.
- Reims, 1ère ville de Champagne-Ardenne n'arrive qu'en 5ème position avec 209 086 habitants (en légère baisse). Elle est aussi excentrée que Strasbourg mais à l'autre bout de la région et n'a ni le statut de chef-lieu de la région, ni même le statut de chef-lieu du département pour des raisons historiques. Il serait peut être temps de lui donner ce qu'elle mérite, nous ne sommes plus en 1790.
- Châlons-en-Champagne avec 58 044 habitants en 2009 (en baisse aussi) est larguée. Elle est même dépassée par Troyes, Thionville, Colmar, Forbach, Epinal, Charleville-Mézières et même Haguenau ! Peut être serait-il logique de remettre cette ville à sa place... :mrgreen:

Les 5 premières agglos de la région méritent bien d'avoir des sièges voire des capitales, mais avec 5 agglos avec des tailles très comparables parfois, il y a du monde et Châlons ne veut pas être lésée. Il y aura donc de légitimes déçus et des guerres intenses.
Je ne pense pas que le critère géographique soit si déterminant, cf Rennes, Lille, Marseille... et le barycentre de cette région devrait se situer quelque part entre Strasbourg et Nancy, en termes d'accessibilité la capitale alsacienne reste très bien placée (grâce entre autres au TGV, mais aussi parce qu'il y a une montagne entre Nancy et le Haut-Rhin qui allonge fortement les déplacements).

Puisque les infrastructures sont là, il serait intéressant de répartir les différents services : on pourrait par exemple mettre les transports interurbains à Strasbourg, les routes à Metz, les collèges et lycées à Reims, etc...

Pour la continuité territoriale, avoir quatre villes de taille comparable (Metz, Nancy, Mulhouse et Reims [éventuellement ajouter une ville en Champagne-Ardenne pour un maillage géographiquement plus homogène]) en plus de Strasbourg permet d'assurer un maillage du territoire, avec environ un million d'habitants autour chacune.


  
 Sujet du message:Re: [Débat] Fusion des départements et région en Alsace
MessagePublié:dimanche 23 novembre 2014 22:01 
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Le gouvernement avait certainement envie de tuer la seule région de droite.
La future région sera probablement à droite vu l'impopularité du gouvernement. Le PS s'est pris une claque aux municipales et aux européennes, ça sera sûrement la même chose pour les régionales. Malgré ça, le gouvernement espère peut-être que la future région passe à gauche vers 2020 si la droite revient au pouvoir en 2017. Mais ce qu'on a pu voir récemment, c'est que le vote FN est de plus en plus haut dans les régions de l'Est du pays. Aux européennes, dans la circonscription Est, le FN a recueilli près de 29% des suffrages. Aux élections régionales, ça ne m'étonnerait pas que le FN fasse 30% au premier tour. La future région ALCA risque de prendre un virage à droite, même en Champagne-Ardenne.

Il faut aussi rappeler qu'en 2009, le comité Balladur proposait de fusionner l'Alsace et la Lorraine. À l'époque c'était la droite qui était au pouvoir. Malgré cela, le gouvernement de l'époque a choisi de ne pas fusionner les régions.

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Si les élus alsaciens s'étaient vraiment mieux débrouillé pour faire un projet simple quitte à cliver les vieilles huitres accrochées au département. Si le projet avait été plus mobilisateur et mieux présenté, ça aurait marché, j'en suis persuadé.
Pour tenter de contenter tout le monde, y compris dans le Bas-Rhin, les porteurs du projet ont mis des conseils un peu partout et le projet est devenu illisible. S'ils avaient proposé un vrai conseil unique, il aurait fallu choisir entre Strasbourg et Colmar. Vu que le projet ne concernait que l'Alsace, Strasbourg était légitime pour rester capitale. Mais Colmar aurait perdu son conseil général et son poids politique. Quelques mois avant le référendum, les porteurs du projet proposaient de donner à Colmar la direction du tourisme en compensation (ce qui ne représente pas grand chose par rapport au conseil général). Mulhouse, 2ème ville de la région, a voulu avoir sa part du gâteau. Et comme Mulhouse n'est pas un chef-lieu de département, d'autres villes ont aussi réclamé leur part du gâteau. Et on s'est retrouvé avec un projet qui n'apportait aucune simplification, mais qui complexifiait l'organisation régionale. :lol: On nous annonçait des économies, mais personne n'était d'accord sur les chiffres. Ce n'est guère étonnant, elles n'étaient pas chiffrées sérieusement. Et plus d'un an après, les porteurs du projet refusent toujours de se remettre en question, ils continuent d'accuser quelques élus haut-rhinois ou quelques élus socialistes ou même les électeurs haut-rhinois. :roll:

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Je ne pense pas que le critère géographique soit si déterminant, cf Rennes, Lille, Marseille... et le barycentre de cette région devrait se situer quelque part entre Strasbourg et Nancy, en termes d'accessibilité la capitale alsacienne reste très bien placée (grâce entre autres au TGV, mais aussi parce qu'il y a une montagne entre Nancy et le Haut-Rhin qui allonge fortement les déplacements).
De Brest à Rennes, il y a 2h20 de route. Dans le cas de la fusion Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Lille sera excentrée géographiquement mais la région sera beaucoup moins vaste que l'ALCA. De Beauvais à Lille, il y a un peu moins de 2h de route. Entre Amiens et Lille, il y a 1h et demie de route.

Entre Reims et Strasbourg, il y a un peu plus de 3h de route. Entre Troyes et Strasbourg, il y a plus de 3h30 de route. Dans la future région Rhône-Alpes-Auvergne, il y aura le même problème pour les départements auvergnats.

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Puisque les infrastructures sont là, il serait intéressant de répartir les différents services : on pourrait par exemple mettre les transports interurbains à Strasbourg, les routes à Metz, les collèges et lycées à Reims, etc...
En voulant répartir les fonctions régionales un peu partout, on refait un peu la même chose qu'avec le projet de conseil unique en Alsace. Je crois qu'on ne risque pas de voir les économies annoncées par le gouvernement. Il y a quelques mois, le secrétaire d'État parlait de 12 à 25 milliards d'économies. Maintenant, il dit que les économies ne sont pas chiffrables. Quel amateurisme... :lol:


  
 Sujet du message:Re: [Débat] Fusion des départements et région en Alsace
MessagePublié:lundi 24 novembre 2014 19:34 
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Maintenant que l'ALCA est quasi actée, peut-on espérer des changements au niveau des TER ? Peut-être pas dès 2016, mais à moyen terme.

Je pense notamment à l'introduction d'un service TER-GV entre Metz/Nancy, Strasbourg et Mulhouse. En effet, la question du remplacement des voitures Corail actuellement possédées par l'Alsace devrait commencer à se poser à court terme (à moins qu'on décide de les prolonger une nouvelle fois comme l'a récemment fait la Bourgogne, les BB26000R ayant encore quelques années devant elles) et il serait opportun que le choix soit arrêté sur un matériel apte à 200 km/h et compatible TVM430 ou ERTMS, afin de pouvoir circuler sur la LGV Est.
La desserte prévisionnelle Metz - Strasbourg à la mise en service de la phase 2 de la LGV Est est bien maigre : seulement 2 AR en TGV (en réalité des amorces/prolongations à Luxembourg de TGV Strasbourg - Lyon - Sud-Est existants) et 3 AR directs en train classique... Espérons que de ce point de vue là, des évolutions positives puissent avoir lieu.

Entre Reims et Strasbourg, il n'y a pas besoin de TER-GV : les TGV intersecteur Strasbourg - Bordeaux/Rennes/Nantes/CDG/Lille, desservant Champagne-Ardenne TGV, suffisent amplement.

Une réorganisation des dessertes TER sur la ligne classique Paris - Strasbourg me paraît également indispensable. Celle-ci a été tronçonnée en trois segments de façon incohérente, si bien qu'il est difficilement d'effectuer des trajets tels que Strasbourg - Châlons-en-Champagne sans passer par... Paris Est, ou éventuellement Champagne-Ardenne TGV. Les régions Bourgogne et Rhône-Alpes ont réussi à se mettre d'accord il y a quelques années pour diamétraliser les TER Paris - Dijon avec des TER Dijon - Lyon : malgré un nombre d'arrêts conséquent et un temps de parcours dissuasif (plus de 5h) face au TGV évidemment, mais aussi à l'autoroute A6, une clientèle effectuant le trajet de bout en bout existe. Ne pourrait-on pas envisager un tel schéma sur Paris - Strasbourg, sachant toutefois qu'il faudrait discuter avec la région Nord-Picardie à cause d'une incursion dans l'Aisne (actuellement, la Picardie cofinance les TER Vallée de la Marne avec Champagne-Ardenne et Lorraine). Les arrêts pourraient être : Château-Thierry, Epernay, Châlons-en-Champagne, Vitry-le-François, Bar-le-Duc, Commercy, Toul, Nancy, Lunéville, Sarrebourg et Saverne. Ceci en veillant à organiser de bonnes correspondances vers les "antennes" (Reims à Epernay et Châlons, Saint-Dizier à Vitry, Metz à Bar-le-Duc, antennes vosgiennes à Nancy...)


  
 Sujet du message:Re: [Débat] Fusion des départements et région en Alsace
MessagePublié:lundi 24 novembre 2014 20:23 
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Maintenant que l'ALCA est quasi actée, peut-on espérer des changements au niveau des TER ? Peut-être pas dès 2016, mais à moyen terme.

Je pense notamment à l'introduction d'un service TER-GV entre Metz/Nancy, Strasbourg et Mulhouse. En effet, la question du remplacement des voitures Corail actuellement possédées par l'Alsace devrait commencer à se poser à court terme (à moins qu'on décide de les prolonger une nouvelle fois comme l'a récemment fait la Bourgogne, les BB26000R ayant encore quelques années devant elles) et il serait opportun que le choix soit arrêté sur un matériel apte à 200 km/h et compatible TVM430 ou ERTMS, afin de pouvoir circuler sur la LGV Est.
La desserte prévisionnelle Metz - Strasbourg à la mise en service de la phase 2 de la LGV Est est bien maigre : seulement 2 AR en TGV (en réalité des amorces/prolongations à Luxembourg de TGV Strasbourg - Lyon - Sud-Est existants) et 3 AR directs en train classique... Espérons que de ce point de vue là, des évolutions positives puissent avoir lieu.
Comme j'ai déjà dû l'écrire quelque part, les Régiolis et Regio2N sont pré-équipés pour l'ERTMS, il n'y a donc pas grand chose à modifier à ce niveau là. Il me paraît assez improbable qu'on choisisse un autre matériel (sauf si on décide d'attendre dix ans, mais les bribes qu'on a pu avoir ne vont pas dans ce sens)... Pour un Strasbourg-Metz à VL200, il faut compter une dizaine de minutes de plus que pour un TGV, du coup l'insertion des sillons pourrait être délicate (Il y a 4 sillons par heure sur cette portion de LGV, globalement répartis tous les quarts d'heure, du coup s'ils sont tous activés c'est un peu tendu pour glissés un TER entre ; mais ces 4 sillons seront très rarement tous activés en même temps).
Citer:
Entre Reims et Strasbourg, il n'y a pas besoin de TER-GV : les TGV intersecteur Strasbourg - Bordeaux/Rennes/Nantes/CDG/Lille, desservant Champagne-Ardenne TGV, suffisent amplement.
Disons qu'il n'y a pas besoin de circulations spécifiques TER-GV, mais il serait opportun d'ouvrir sur ces trains (ainsi que les Paris-Nancy/Metz desservant CA-TGV) un quota de places à tarification régionale (sans réservation obligatoire).


  
 Sujet du message:Re: [Débat] Fusion des départements et région en Alsace
MessagePublié:lundi 24 novembre 2014 22:42 
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Disons qu'il n'y a pas besoin de circulations spécifiques TER-GV, mais il serait opportun d'ouvrir sur ces trains (ainsi que les Paris-Nancy/Metz desservant CA-TGV) un quota de places à tarification régionale (sans réservation obligatoire).
Citer:
Je pense notamment à l'introduction d'un service TER-GV entre Metz/Nancy, Strasbourg et Mulhouse. En effet, la question du remplacement des voitures Corail actuellement possédées par l'Alsace devrait commencer à se poser à court terme (à moins qu'on décide de les prolonger une nouvelle fois comme l'a récemment fait la Bourgogne, les BB26000R ayant encore quelques années devant elles) et il serait opportun que le choix soit arrêté sur un matériel apte à 200 km/h et compatible TVM430 ou ERTMS, afin de pouvoir circuler sur la LGV Est.
La desserte prévisionnelle Metz - Strasbourg à la mise en service de la phase 2 de la LGV Est est bien maigre : seulement 2 AR en TGV (en réalité des amorces/prolongations à Luxembourg de TGV Strasbourg - Lyon - Sud-Est existants) et 3 AR directs en train classique... Espérons que de ce point de vue là, des évolutions positives puissent avoir lieu.

Entre Reims et Strasbourg, il n'y a pas besoin de TER-GV : les TGV intersecteur Strasbourg - Bordeaux/Rennes/Nantes/CDG/Lille, desservant Champagne-Ardenne TGV, suffisent amplement.

Une réorganisation des dessertes TER sur la ligne classique Paris - Strasbourg me paraît également indispensable. Celle-ci a été tronçonnée en trois segments de façon incohérente, si bien qu'il est difficilement d'effectuer des trajets tels que Strasbourg - Châlons-en-Champagne sans passer par... Paris Est, ou éventuellement Champagne-Ardenne TGV. Les régions Bourgogne et Rhône-Alpes ont réussi à se mettre d'accord il y a quelques années pour diamétraliser les TER Paris - Dijon avec des TER Dijon - Lyon : malgré un nombre d'arrêts conséquent et un temps de parcours dissuasif (plus de 5h) face au TGV évidemment, mais aussi à l'autoroute A6, une clientèle effectuant le trajet de bout en bout existe. Ne pourrait-on pas envisager un tel schéma sur Paris - Strasbourg, sachant toutefois qu'il faudrait discuter avec la région Nord-Picardie à cause d'une incursion dans l'Aisne (actuellement, la Picardie cofinance les TER Vallée de la Marne avec Champagne-Ardenne et Lorraine). Les arrêts pourraient être : Château-Thierry, Epernay, Châlons-en-Champagne, Vitry-le-François, Bar-le-Duc, Commercy, Toul, Nancy, Lunéville, Sarrebourg et Saverne. Ceci en veillant à organiser de bonnes correspondances vers les "antennes" (Reims à Epernay et Châlons, Saint-Dizier à Vitry, Metz à Bar-le-Duc, antennes vosgiennes à Nancy...)
Etant donné que nous travaillons à la création d'un réseau de transport régional, il serait bien que vous réfléchissiez tous les deux à la création de lignes TER/TER-GV entre les 3 régions de la future ALCA. Je m'y connais très peu en TER-GV, en Intercités, en sillon et dans les réorganisations qu'à pu faire le SNCF ces dernières années. Par conséquent, ce serait sympa de me proposer des lignes ferroviaires régionales cohérentes pour faire:
- Bâle <> Nancy via Mulhouse et Strasbourg
- Bâle <> Metz via Mulhouse et Strasbourg
- Strasbourg <> Charleville-Mézières (voire au delà) via Metz
- Strasbourg <> Troyes via Nancy
- Luxembourg <> Dijon via Metz et Nancy
- Charleville-Mézières <> Troyes via Reims
- Troyes <> Mulhouse via Culmont-Chalindrey et Vesoul

Ah et puis tant que j'y pense, si vous avez une idée pour mieux relier l'Alsace et la Franche-Comté (Besançon Viotte et Montbéliard notamment vers Mulhouse...

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 Sujet du message:Re: [Débat] Fusion des départements et région en Alsace
MessagePublié:mardi 25 novembre 2014 00:44 
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Personnellement, je prône la création d'un réseau "TER-IC" en diamétralisant des TER semi-directs existants, à la façon des TER Paris - Dijon - Lyon ou Lyon - Avignon - Marseille. Ce concept peut certes fragiliser l'exploitation par rapport à une offre morcelée (mais l'ALCA ne comprend pas de lignes "malades" du type Marseille - Nice), mais il aurait surtout l'avantage d'offrir des liaisons directes entre les principaux pôles de la nouvelle grande région.

Voici déjà mes propositions pour les deux radiales. Je continuerai demain avec les transversales et les TER-GV.



:arrow: Ligne classique Paris - Strasbourg :

La desserte de cette ligne a été profondément sabotée à la mise en service de la LGV Est en étant découpée en trois morceaux (TER Vallée de la Marne Paris - Bar-le-Duc/Saint-Dizier, Bar-le-Duc - Nancy/Metz et Nancy - Strasbourg). Les correspondances ne sont pas assurées entre les trois parties (s'il est possible de faire Paris - Nancy ou Bar-le-Duc - Strasbourg, avec cependant un très faible nombre de combinaisons, Paris - Strasbourg est clairement impossible).

Malgré la LGV Est et malgré la traversée de la "diagonale du vide", cette ligne, desservant tout un ensemble de petites villes de quelques dizaines de milliers d'habitants, me semble être un axe structurant de l'ALCA. Notons toutefois qu'il faudra travailler avec la Région Nord-Picardie pour la partie Ouest de la ligne. Je propose de réfléchir à une desserte TER-IC suivante :

- 3 AR Paris - Strasbourg desservant Château-Thierry, Epernay, Châlons-en-Champagne, Vitry-le-François, Bar-le-Duc, Commercy, Toul, Nancy, Lunéville, Sarrebourg et Saverne. On peut interpréter ceci comme la prolongation à Nancy des 3 TER Vallée de la Marne Paris - Bar-le-Duc existants et la diamétralisation de ceux-ci avec des TER Nancy - Strasbourg. Il faut noter que la Région Lorraine a prévu de doubler l'offre Nancy - Bar-le-Duc au service annuel 2016 : l'ajout du parcours Bar-le-Duc - Nancy peut donc se faire sans créer de km.train supplémentaires par rapport à l'offre du SA2016. Matériel à utiliser : Corail non réversible, dans un premier temps. Le parc Vallée de la Marne ne sera sûrement pas suffisant, mais le remplacement des Corails par des Coradia Liner sur Paris - Mulhouse libérera des voitures à Paris Est (qui sont en bon état technique car ayant subi une révision générale entre 2011 et 2014).

- 2 ou 3 AR Reims - Strasbourg. Le passage par Epernay ou par Mourmelon sera à déterminer en fonction du matériel utilisé (il faut du bimode pour passer par Mourmelon ; itinéraire qui a l'avantage d'être plus court et sans rebroussement). Les gares intermédiaires desservies seront les mêmes (à l'Est de Châlons) que pour les trains Paris - Strasbourg précités. Matériel à utiliser : idéalement, des Régiolis bimodes, mais j'imagine que les exemplaires dont disposera l'ALCA (acquis par les actuelles Régions Alsace et Lorraine) devront rester sur leurs lignes actuelles...

- autres dessertes partielles (Nancy - Strasbourg, Nancy - Bar-le-Duc, Paris - Châlons - Saint-Dizier, dessertes omnibus) inchangées par rapport à ce que l'on a actuellement



:arrow: Ligne classique Paris - Mulhouse :

Il s'agit d'un axe important pour l'ALCA car vital pour les départements de l'Aube et de la Haute-Marne. Contrairement à la ligne Paris - Strasbourg, entièrement rétrogradée au TER, elle jouit encore d'une envergure nationale (classifiée en tant que Train d'Equilibre du Territoire ou TET, et donc parcourue par des services Intercités). Autre particularité : elle fait une incursion assez longue en Bourgogne-Franche-Comté. Il faudra donc travailler avec cette région et l'Etat pour établir un nouveau schéma de desserte.

- Intercités : l'arrivée des Coradia Liner, remplaçant les Corails et CC72100, sera à l'origine d'une refonte de l'offre, revue à la baisse notamment à cause du faible nombre de rames commandées par l'Etat, ne permettant pas de reconduire le service actuellement assuré en Corail. Il est cependant certain que Mulhouse redeviendra le terminus de la ligne. 2 AR Paris - Mulhouse sont prévus ; leur politique d'arrêts est toutefois inconnue à l'heure actuelle. Troyes et Chaumont devrait perdre 4 AR quotidiens vers Paris et 2 AR vers l'Est.

- TER-IC Paris - Mulhouse : afin de pallier aux manquements de l'Etat évoqués ci-dessus, on peut songer à lancer (en partenariat avec la région BFC) un ou deux AR TER-IC Paris - Mulhouse, desservant Nogent-sur-Seine, Romilly-sur-Seine, Troyes, Vendeuvre, Bar-sur-Aube, Chaumont, Langres, Culmont-Chalindrey, Vesoul, Lure, Belfort et Altkirch. Matériel : du bimode serait idéal, mais on peut se contenter de thermique pur vu le faible kilométrage sous caténaire (Paris Est - Gretz-Armainvilliers et Belfort - Mulhouse)

- TER-IC Reims - Mulhouse : pourquoi ne pas prolonger à Mulhouse deux TER Reims - Culmont-Chalindrey actuels ? (en travaillant encore une fois avec la région BFC). Dessertes intermédiaires : Mourmelon, Châlons-en-Champagne, Vitry-le-François, Saint-Dizier, Joinville, Chaumont, Langres, Culmont-Chalindrey, Vesoul, Lure, Belfort et Altkirch. Ceci permettra aussi de pallier aux manquements de l'Etat sur le tronçon franc-comtois Culmont-Chalindrey - Vesoul... Matériel : bimode de préférence (caténaire de Châlons-en-Champagne à Saint-Dizier et de Belfort à Mulhouse)

- TER Nancy - Mulhouse via Epinal, Lure et Belfort : permettrait de créer une relation entre Mulhouse et Epinal. Il faut donc voir s'il n'y a pas la possibilité de fusionner les TER Epinal - Belfort avec des TER Belfort - Mulhouse. Le prolongement à Nancy peut se faire par rupture de charge à Epinal ; le flux Nancy - Mulhouse transitant via Strasbourg. Matériel : on peut se contenter d'X73500 (UM2 de Mulhouse à Belfort, où on pourra couper un élément).

- Autres dessertes (Troyes - Dijon, Vesoul - Belfort, Belfort - Mulhouse omnibus) : inchangées


  
 Sujet du message:Re: [Débat] Fusion des départements et région en Alsace
MessagePublié:mardi 25 novembre 2014 12:55 
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Ah et puis tant que j'y pense, si vous avez une idée pour mieux relier l'Alsace et la Franche-Comté (Besançon Viotte et Montbéliard notamment vers Mulhouse...
Il existe un TER reliant Lyon à Besançon, voire Belfort plusieurs fois par jour. Il reprend le tracé de l'ancien Intercités Lyon-Strasbourg. On pourrait donc prolonger ce train sur Mulhouse, au moins 2 fois par jour je pense.


  
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